Entre le moment où Marl fut connu sous le sobriquet du Chevrier et celui où il devint le Marche Sang, trois ans s’écoulèrent. Un moine copiste parcours les Territoires afin de recueillir les témoignages sur cette période. Son nom ? Eken.

Marl le Marche Mort

Désert des Songes – Première année du règne du Crâne.

Marl est allongé sur le sol, apparemment sans vie… Cinq hommes en armure légère l’encerclent, portant tous l’emblème caractéristique de ceux qui ont juré fidélité au nouveau maître des terres plus au nord, le Crâne.

Soldat : « Hé ! Carcasse ! T’es mort ? T’en as eu assez ? »

Soldat : « Pour une fois c’était facile… C’est qu’une mauviette ! »

Dans les étendues désertiques qui entourent Marl résonne alors le rire gras et sonore de ses agresseurs. L’un d’eux assène alors un terrible un coup de pied au Chevalier Errant.

Soldat : « Ça t’apprendra à défier les soldats du Crâne ! » Tout à coup, les rires des soldats se taisent. Le corps de Marl est entouré d’une mystérieuse aura plus brillante que les soleils jumeaux qui brûlent les terres du Desert des Songes. Les soldats, au visage désormais déformé par la peur, regardent sans y croire Marl se relever. Sans dire un mot, Marl s’approche du soldat le plus proche, qui peine à trouver ses mots.

Soldat : « Mais … ? C’est impossible ! Nous t’avons quasiment tué, nul homme ne peut se relever après de telles attaques ! »

 Marl : « J’ai déjà quitté la vie une fois, et la Mort n’a pas voulu m’accueillir. Crois-tu réellement que vos pathétiques attaques ont eu le moindre effet sur moi ? Je dois accomplir mon destin. »

Soldat : « Impossible ! Ou alors cela voudrait dire que… »

Le soldat n’a pas le temps de terminer sa phrase que la lame de Marl le transperce de parts en parts. Les compagnons du soldats se précipitent sur le Chevalier, épées à la main, mais les mouvements de ce dernier sont aussi rapides que l’éclair. D’un geste circulaire, Marl tranche la gorge de deux de ses agresseurs qui tombent lourdement sur le sol. Un troisième soldat du Crâne l’attaque dans le dos, mais le Marche Mort esquive aisément le coup, et bloque le bras du soldat avec le siens, à hauteur du coude. D’une vivre rotation du corps, Marl met le soldat au sol, tandis que l’épée de ce dernier semble flotter dans les airs. Marl attrape l’épée au vol et cloue littéralement le soldat avec celle-ci. Marl se tient maintenant au centre de quatre corps sans vie, et fixe son dernier adversaire avec détermination. Le soldat du Crâne, paralysé par la peur, regarde Marl en espérant qu’un miracle le sauve.

Marl : « Pars. « 

Aussitôt ce mot prononcé, le dernier survivant des adversaires de Marl se met à courir de manière désordonnée, avec la seule volonté d’être aussi loin que possible du Marche Mort.

Merci à Eken pour cette fan-fiction sur l’univers de Marl ! Et le vendredi sera le jour d’Eken !

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